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Macron/Le Pen : la Normandie - presque - coupée en deux

À l'instar de la France, la Normandie est - presque - coupée en deux après le premier tour de l'élection présidentielle.

Du côté de l'ancienne Haute-Normandie, les électeurs de la Seine-Maritime et de l'Eure ont placé Marine Le Pen en tête (24,90% et 29,31%).

Dans l'ex Basse-Normandie, les deux plus grands départements, la Manche et le Calvados ont choisi Emmanuel Macron (24,85% et 24,83%). Une exception : l'Orne fait partie des quelques départements français favorables à François Fillon (24,74%). Un électrochoc donc en Normandie où la majorité des électeurs, comme la majorité des électeurs en France, a infligé un carton rouge aux deux partis traditionnels, Les Républicains et les socialistes. À noter qu'à cette occasion, les électeurs normands n'ont tenu aucun compte des consignes de vote des personnalités locales.

Au second tour, tiendront-ils compte du ralliement massif, type bouée de sauvetage, de ces mêmes personnalités en faveur d'Emmanuel Macron ? Le corps électoral, exaspéré par les deux derniers quinquennats, aura donc poussé vers la sortie deux présidents de la République et deux premiers ministres, de droite comme de gauche, démontrant, de plus, au final, combien les primaires organisées par les partis évincés, ne servaient à rien. Le fameux slogan "Le changement, c'est maintenant" a vécu. Très mal vécu devrait-on dire. Les Normands, comme la majorité des Français, veulent aujourd'hui autre chose, mais tout de suite...

Le vote majoritaire des Normands pour un duel Macron/Le Pen peut s'interpréter de plusieurs manières. D'un côté ceux qui ont opté d'entrée pour un vote utile considérant qu'Emmanuel Macron est le meilleur rempart contre Marine Le Pen. De l'autre, ceux qui ont voté Front national par désespérance, comme une ultime menace. Les plus affutés auront voté Macron pour son programme moins dangereux pour le pays que celui de son adversaire, notamment sur le plan européen.

Autre analyse possible, compte tenu du rejet brutal des partis traditionnels : le vote pour un candidat jeune, au profil brillant, rodé à l'économie. On pense à l'ascension de Valéry Giscard d'Estaing en 1974. S'il est élu président de la République, Emmanuel Macron devra se souvenir, lors des élections législatives de juin prochain, combien Valery Giscard d'Estaing aura été pénalisé par son absence de maîtrise sur les gaullistes, groupe le plus important de sa majorité d'alors à l'Assemblée nationale...

Jean-Pierre BOULAIS

Source chiffres : ministère de l'Intérieur

 
Publié le : 24/04/2017

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Magazine n° 284 - AOÛT-SEPTEMBRE 2017

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