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L'élection présidentielle vue par Philippe Bas

Philippe Bas élection présidentielle

Le président du Département de la Manche, soutien de François Fillon, livre sa vision de l'élection présidentielle.

 

Comment voyez-vous l'élection présidentielle ?

- "Je soutiens François Fillon et je pense qu'il va gagner. Même si beaucoup de Français sont très en colère d'avoir découvert qu'il a employé sa femme et deux de ses enfants comme assistants parlementaires. Je pense que nos concitoyens ne se résignent pas à ce que leur pays soit, pour cinq ans de plus, gouverné sans vision, sans autorité et sans esprit de réforme profonde. Il faut que notre pays voie enfin son chômage ramené à ce qu'il est en Allemagne ou en Angleterre. C'est quand même une singularité française inacceptable de voir le chômage diminuer partout, de voir l'équilibre des comptes rétabli partout, sauf en France. Je crois à la raison de nos concitoyens. Ils sont fâchés mais, à un moment, ils vont se rendre compte que ce n'est pas le destin d'un homme qu'ils ont à décider le 23 avril et le 7 mai, c'est leur destin à eux, de leur famille, de leur entreprise, de leur pays. Moi, je mise là-dessus car je pense qu'il y a une chose qui est certaine : par-delà les difficultés qui sont apparues depuis le début de l'année, François Fillon est le seul homme d'État qui soit candidat. Le seul qui ait la carrure, le seul qui ait la volonté, la détermination et le seul qui dise la vérité sur la situation de la France. Si, avec toutes ces qualités, il n'est pas élu, c'est à désespérer de la démocratie.

 

 

Pensez-vous que Marine Le Pen sera présente au second tour ?

- Je ne lis pas dans le marc de café. On voit bien que le Front national est anormalement haut et que c'est, en réalité, un parti révolutionnaire. C'est celui de la révolution nationale. Il mise sur le fait que les Français sont prêts à se lancer dans une aventure. Et c'est bien une aventure qu'il propose car ses recettes sont celles de l'appauvrissement, de la sortie de l'euro, de l'impossibilité de trouver du crédit bon marché pour acheter sa maison ou sa voiture, de l'augmentation du prix de l'essence, de l'augmentation du remboursement de la dette du pays qui est aujourd'hui de 100% du PIB. C'est donc, à coup sûr, la fin des exportations de la France car, lorsque l'on ferme les frontières, on imagine que l'on y gagne car on importe moins mais les voisins prennent des mesures de rétorsion et n'importent plus vos marchandises. Les agriculteurs n'exporteront plus leurs produits laitiers, leurs viandes, leurs céréales car les barrières douanières seront érigées contre la France. Quand on entend Marine Le Pen reprendre - chassez le naturel, il revient au galop - les vieux préjugés de son père et défendre le régime de Vichy en déclarant que la France n'est pas complice de la rafle du Vél'd'Hiv, on voit que les masques tombent. C'est une révolution nationale, pétainiste qui propose le repli sur soi en s'imaginant que cela va protéger les Français alors que cela précipiterait la France dans un taux de chômage jamais vu dans notre pays."

 

Interview : Julie Hec

 

Photo : Philippe Bas, président du Département de la Manche (© Normandie Magazine)

 
Publié le : 14/04/2017

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