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"La Normandie, une belle terre de tournages"

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Frédérique Bredin, qui fut une femme politique en vue, en Normandie comme au plan national, est revenue à ses premières amours. Elle préside depuis 2013 le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC).

L'état d'urgence a-t-il des conséquences sur les tournages en France et sur leur sécurisation ?
- "Oui, des mesures de sécurité ont été prises dans le cadre du plan Vigipirate mais elles n'ont pas du tout entravé les tournages en France. Les nouveaux crédits d'impôt dont la France s'est dotée, grâce au gouvernement et au parlement en fin d'année dernière, ont donné des résultats extrêmement rapides qui démontrent leur efficacité. Sur les cinq premiers mois de l'année, plus de 300 millions d'euros d'activité ont été relocalisés en France, 180 millions d'euros pour le cinéma et 130 pour l'audiovisuel. Nous avons eu, en un trimestre, autant d'investissements étrangers en France que sur une année pleine l'année dernière. Ce sont des productions chinoises avec des films comme The Hunting et Wild Horns, américaines (Studios DreamWorks, Captain Underpants) ou indiennes qui viennent en France car elles ont compris que notre territoire était devenu plus attractif que ceux de nos voisins.

Et en ce qui concerne les tournages français à l'étranger ?
- "Le résultat a là aussi été rapide : en cinq mois, les nouveaux crédits d'impôt ont permis de réduire de moitié la délocalisation des films français. Le nombre de semaines de tournage à l'étranger a baissé de 42 % par rapport à l'an dernier. Des films sont revenus se tourner en France comme Au revoir là-haut d'Albert Dupontel ou Le Petit Spirou de Nicolas Bary.

Enregistre-t-on beaucoup de demandes pour tourner en Normandie ?
- "La Normandie est une très belle terre de tournages. Elle a de nombreux atouts ! La beauté de ses paysages naturels, de sa faune marine, de sa flore, la richesse de son patrimoine architectural, le rôle qu'elle a joué dans l'Histoire, attirent beaucoup de tournages. Sans compter le travail effectué par son bureau d'accueil des tournages, extrêmement dynamique, au sein de la Maison de l'Image. Océans de Jacques Perrin et Jacques Cluzeau, Coco avant Chanel d'Anne Fontaine, Malavita de Luc Besson, ou encore Marguerite et Julien de Valérie Donzelli ont été tournés en Normandie.

Comment situez-vous l'activité cinématographique en Normandie sur le plan créatif notamment ?
- "La Normandie mène une politique de soutien à l'écriture de films particulièrement qualitative, orientée vers les nouveaux talents. Les films qu'elle soutient sont régulièrement sélectionnés au Festival de Cannes : Mange tes morts de Jean-Charles Hue en 2014, Ni le ciel ni la terre de Clément Cogitore et Maryland d'Alice Winocour en 2015. La Normandie soutient des réalisateurs confirmés, c'est sa force, et des films comme Le Havre d'Aki Kaurismäki (Prix de la critique à Cannes et Prix Louis-Delluc en 2011), ou Tournée de Mathieu Amalric (Prix de la mise en scène à Cannes en 2010) ont connu un succès aussi bien public que critique".

Jean-Pierre BOULAIS
 

Retrouvez l'article intégral dans la version papier de Normandie Magazine (n°279, octobre-novembre 2016)
 

Visuel : Frédérique Bredin (photo DR)

 
Publié le : 28/09/2016

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