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Parler vrai

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L'humeur de Catherine Forestier

"Avez-vous déjà travaillé dans une entreprise privée ? Avez-vous déjà été licencié ? Avez-vous déjà été au chômage plus d'un an ? Avez-vous déjà connu une procédure de prud'hommes ? Avez-vous déjà créé une entreprise ou fait du télétravail ?"

C'est avec ces cinq questions que Jacques Marilossian, député LREM des Hauts-de-Seine, a interpellé les députés "insoumis", lors des débats sur le renforcement du dialogue social. La réponse, il le savait, était négative pour l'immense majorité des députés d'extrême gauche. Le député, qui a connu un licenciement, le chômage pendant dix-sept mois, a expérimenté le télétravail et la création d'entreprise, a été acclamé par son camp.

Il est certain que les "insoumis" pourraient témoigner plus utilement de la façon de mener une grève ou d'organiser des manifestations. On peut se demander aussi ce que connaissent à l'agriculture les zadistes qui "défendent" les exploitants agricoles de Notre-Dame-des-Landes. Ou ce que font Marine Le Pen et les autres frontistes au sein du Parlement européen - enfin, quand ils y sont -, une institution dont ils souhaitent la disparition...

Parler de ce qu'on sait. Éviter de dire n'importe quoi. Si cela pouvait inspirer certains intervenants vers qui se tendent des micros complaisants ! Les responsables des syndicats étudiants, par exemple. Ils refusent l'inepte tirage au sort à l'entrée des universités, et on le comprend, mais aussi, comme leurs aïeuls de 1968, "toute forme de sélection". Ce qu'il faut, proclament en chœur l'Unef (Union nationale des étudiants de France)et la Fage (Fédération des associations générales étudiantes), c'est aucune sélection d'aucune sorte, mais des moyens illimités mis à la disposition des universités pour accueillir tous les étudiants selon leurs souhaits ! (et pourquoi pas fournir un job à tout le monde à la fin des études ?) Ici comme ailleurs, une connaissance basique des réalités économiques devrait être un pré-requis pour quiconque souhaite diriger un syndicat, ou toute institution censée être d'intérêt général.

Il semble que, petit à petit, ici et là, on tente de revenir à la raison, on s'essaie au parler vrai, même si le politiquement correct doit en souffrir. Espérons que ce n'est qu'un début.

Retrouvez l'article dans la version papier de Normandie Magazine, n° 284 (août-septembre 2017)

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Publié le : 20/07/2017

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Magazine n° 284 - AOÛT-SEPTEMBRE 2017

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