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Un vent nouveau sur l'éducation

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L'humeur de Catherine Forestier

Depuis le 7 mai, une brise légère souffle sur la France. Les citoyens découvrent avec surprise qu'après six mois d'affrontements sans merci l'humeur est à la bonne volonté, à la bienveillance, au goût de travailler ensemble. Que l'on y croie vraiment, ou que l'on soit simplement tenté d'y croire, l'effet est positif.

Certaines déclarations ministérielles font du bien à entendre, comme celles du nouveau ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer. En opposition radicale à celle qui l'a précédé, il met l'accent sur la nécessité de favoriser l'accès à l'excellence.

Ces dernières années, les différents ministres socialistes se sont efforcés de raboter les têtes qui dépassaient, de rabaisser partout le mérite au nom d'un égalitarisme mal compris. Il y a eu la suppression des classes bilangues (trop élitistes, n'est-ce pas), l'amputation des bourses au mérite pour les bacheliers titulaires d'une mention Très bien (a-t-on idée de se démarquer
ainsi !), l'envoi au placard du latin (au diable notre histoire et nos racines). Et, cerise sur le gâteau, le lancement d'une circulaire, entre les deux tours de la présidentielle, légitimant le tirage au sort des étudiants à l'entrée de l'université, une manière de donner aux "touristes de l'éducation" les mêmes chances qu'aux étudiants sérieux et motivés. Et donc, méritants. À bas le mérite.

L'école marche sur la tête depuis plus de quarante ans. On a tout dit sur les méthodes pour apprendre à lire - un concours
de loufoquerie - sur le non-respect de la chronologie dans l'enseignement de l'histoire, sur les changements d'organisation incessants et l'errance des rythmes scolaires.

Le nouveau ministre, excellent connaisseur du dossier, souhaite remettre un peu d'ordre et de calme. Choqué à l'époque par la suppression "de dispositifs qui marchaient bien", il entend rétablir les classes bilangues, valoriser le latin et le grec, qui sont "au cœur de notre civilisation et de notre langage", et rétablir la confiance dans l'école.

Être ministre de l'Éducation n'est certes pas une sinécure mais on peut s'y rendre vraiment utile. Bonne chance, M. Blanquer.

Retrouvez l'article dans la version papier de Normandie Magazine, n° 283 (juin-juillet 2017)

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Publié le : 29/05/2017

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Magazine n° 284 - AOÛT-SEPTEMBRE 2017

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